Revenir fils

Christophe Perruchas

Le Rouergue

  • par (Libraire)
    11 septembre 2021

    J’ai beaucoup aimé, c’est puissant et glaçant. Le narrateur raconte son adolescence, confronté à la mort de son père et au glissement de sa mère dans la maladie mentale sous forme d’un syndrome de Diogène : elle entasse toutes sortes d’objets dans sa maison. Dans la 2ème partie, on le retrouve adulte et père lui-même… Je n’en dis pas plus !

    - Catherine, libraire (La Forge)


  • 11 septembre 2021

    Coup de coeur pour ce roman et ses personnages cassés par la vie. D'abord la mère, qui s'efface dans sa folie, et ce fils encore perdu à l'âge adulte. Mais surtout, coup de coeur pour la narration, magnifiquement orchestrée, qui font les objets et les personnages, et montre ce que le manque de tendresse peut fabriquer.


  • par (Libraire)
    20 août 2021

    Le narrateur, un ado de 14 ans, vit seul avec sa mère depuis la mort de son père. Petit à petit un quotidien s’installe dans lequel chacun se replie. La mère se raccroche aux gestes simples de tous les jours, aux divers objets qu’elle récupère ici et là, aux souvenirs de son enfance, de sa jeunesse et à son premier enfant parti trop tôt et fini par sombrer dans une forme de déni de la réalité. Quant au fils, il se raccroche à ses copains, au collège et surtout à la découverte des filles. En 2007, l’ado est devenu père de famille et n’a plus revu sa mère depuis près de 20 ans.
    Peut-on devenir père quand on a peu connu le sien, peut-on devenir un adulte responsable quand on fuit son passé? L’armure de cet homme a priori équilibré, bien installé dans une vie confortable va se fendre pour laisser voir des blessures, des regrets.
    C’est avec un certain humour que Christophe Perruchas campe ses personnages, les décors, les époques qui font son roman. Si les ados des années 1980, les adultes qu’ils sont devenus, les marqueurs sociaux d’une vie réussie sont décrits avec ironie, les faiblesses des uns et des autres sont remplies de tendresse et d’indulgence. Un roman d’une belle humanité.
    Valérie