Le fils de l'homme, Roman

Jean-Baptiste Del Amo

Gallimard

  • par (Libraire)
    26 septembre 2021

    Le père revient... et pour la mère et le fils commence l'inexorable montée de la violence.
    Totalement isolés dans la montagne, la mère et le fils vont tenter de survivre sous la férule du père...
    C'est magistral, prenant, extrêmement troublant.


  • 13 septembre 2021

    Somptueux !

    Avec Le fils de l’homme, Jean-Baptiste Del Amo propose une fable moderne sur la nature ancestrale de l’humain qui au fil de l’histoire élimine les extrêmes pour ne garder que ceux capables d’assumer la perpétuation de l’espèce.
    Pas souhaité le lire dès sa parution, à cause du déterminisme que je pressentais, contraire à mes convictions ! Mais, le Prix Fnac lui est remis. Alors, le courage au bord des yeux, j’ai commencé à lire et je l’ai dévoré presque d’une traite.
    « Et la rage des pères revivra chez les fils à chaque génération » Sénèque-Incipit du roman
    Jean-Baptiste Del Amo propose, en une dizaine de pages, un prologue de scènes de survie des hommes primitifs confrontés aux éléments naturels et aux combats pour la vie comme une invite à comprendre le cheminement du monde.
    Un couple, et un enfant assis à l’arrière, sont en route. Le voyage est long jusqu’à la maison isolée, les Roches, en pleine forêt loin des hameaux. Le 4×4 doit être abandonné bien avant l’arrivée car un tronc d’arbre se trouve en travers de la route. Il faut finir à pieds. Puis, la maison au confort spartiate, se découvre. Là, il faudra vivre quelques jours, un été, plus peut-être ..
    Au fur et à mesure, grâce à des retours en arrière, l’histoire de cette famille se découvre. Les trois personnages principaux n’ont pas de prénom ! La « Mère » est à peine majeure lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte. Pourtant, très vite, elle assume seule, avec chaleur et amour cet enfant, peut-être de façon trop fusionnelle. Mais qu’importe, elle sait le protéger lorsqu’il en a besoin et il sait la soulager lorsqu’elle a ses migraines invalidantes. Le « Fils » a 9 ans et redécouvre le « Père » dont il conserve quelques souvenirs embrumés. Il était si petit ! Car la présence du Père, revenu au domicile après une très longue absence, redéfinit, par sa présence, l’équilibre fragile et simple que la Mère avait créé avec son fils.
    Chronique et photos ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2021/09/12/jean-baptiste-del-amo/


  • 9 septembre 2021

    Terrible !

    Une histoire aux allures de tragédie, où, sur fond de malédiction familiale, s'entrechoquent les hommes et la Nature.

    Roman terrible entre noirceur et beauté !


  • par (Libraire)
    9 septembre 2021

    Transmission de la violence

    Le premier chapitre raconte une scène préhistorique où un père initie son fils à la violence pour qu'il entre dans le monde des adultes.
    Tout est là, dans cette scène inaugurale qui va se répéter à travers les temps jusqu'à nous, jusqu'à ce livre sombre et implacable de maitrise.
    Huis clos , le père, la mère, l'enfant cernés par une nature tour à tour bienveillante et hostile, écrasante et majestueuse.
    Et la tension monte, l'angoisse nous saisit, l'écriture de Del Amo, remarquable de puissance et de maitrise, organique aussi, nous emporte dans les profondeurs insondables de l'âme humaine.
    Saisissant et bouleversant.
    Agnès.


  • par (Libraire)
    8 septembre 2021

    Huis clos en montagne.

    il est revenu !
    Absent depuis 9 ans, le Père revient et reprend possession de sa famille: "la Mère et le Fils ".Il les emmène en montagne dans une maison, dans laquelle il a lui-même grandi. C'est le fils qui nous raconte l'histoire. Le Père impose son emprise , sa violence petit à petit...Del Almo distille de petits cailloux dans son roman afin de nous préparer à une fin inéluctable.Une terrible violence rentrée est prête à sourdre à tout moment. Un roman au style brillant . Une réussite !


  • par (Libraire)
    6 septembre 2021

    D’une écriture magnifique qui sert puissamment le décor, ce récit ne vous laisse aucun répit ! Éblouissant et déchirant.

    Odile, libraire Charlemagne La Seyne


  • 4 septembre 2021

    Un indispensable de la rentrée

    Une écriture superbe au service d'une sombre histoire de l'emprise d'un homme sur sa femme et son fils. Del Amo continue brillamment son travail sur la violence et sa transmission. Une grande puissance évocatrice. Un indispensable de la rentrée !


  • par (Libraire)
    1 septembre 2021

    Nous venons au monde avec violence...
    Au retour du père, le fils et sa mère l'accompagnent dans une maison isolée en montagne. Ce lieu fut celui d'enfance de cet homme ; son souhait, le transmettre à son tour... Transmettre un passé...
    Maniant parfaitement son huis clos, Jean-Baptiste Del Amo dissèque ce qui peut fonder un humain, un legs bien trop lourd pour les épaules d'un enfant, celui de la violence... Un magnifique texte.


  • par (Libraire)
    31 août 2021

    Un coup de maître

    Après une longue absence, un homme revient et impose ses choix, la mère et l’enfant obéissent. L’homme ira jusqu’au bout, la vieille maison familiale sera un éden pour ce voyage sans retour.
    Jean-Baptiste Del Amo écrit une tragédie moderne, un huis clos magistral. Un coup de maître !


  • 28 août 2021

    Un style éclatant au service d'un drame de la filiation... Magistral !
    - Guillaume -


  • par (Libraire)
    28 août 2021

    Gros coup de coeur !

    6 ans après le père revient, il promet, tout sera différent...
    Texte admirablement écrit et d'une noirceur d'encre, une plongée abyssale et inoubliable !

    Sébastien


  • par (Libraire)
    27 août 2021

    Que se passerait-il si on isolait trois êtres humains du reste du monde ? De la préhistoire en passant par la description d'un tableau d'Andrew Wyeth, c'est à la généalogie de l'humanité que Jean Baptiste Del Amo nous convie à travers le récit du retour d'un père violent. C'est fort, c'est rude, c'est beau. Directement lié à Règne Animal, l’exigeante et poétique prose de l'auteur de Une Education libertine nous guide dans l’éternelle tragédie de la filiation dans son vertigineux dernier roman. Une réussite !


  • par (Libraire)
    26 août 2021

    Un père, longtemps et mystérieusement absent, refait surface après des années d'absence. La mère qui vit seule avec le fils d'une dizaine d'années accepte ce retour comme un fait accompli. Il les emmène pour ce qui devait être une villégiature d'été dans sa maison d'enfance, une maison de pierres et de vent, hantée par ses souvenirs. Au milieu de la majesté imposante, inquiétante de solitude des Pyrénées, la tension monte entre cet être impérieux, ce fils encore inconnu et cette mère qui doute de plus en plus... La montagne sublime qui devait abriter les retrouvailles devient le lieu d'une réclusion totale. Del Amo poursuit son histoire de la violence, ici celle des hommes, incarnée à dessein par des personnages archétypaux qui transmettent la frustration, la colère et finalement la destruction plus sûrement que l'amour. Un roman taillé dans le vif qui laisse difficilement respirer.


  • par (Libraire)
    24 août 2021

    Tension

    Après 6 ans d'absence, l'homme revient et amène son fils et sa compagne dans sa maison natale, isolée en montagne.
    Un récit tout en tension servi par une écriture puissante.


  • 23 août 2021

    Apre et troublant

    Cette tragédie moderne aux allures de mythe met en scène 3 personnages -un père, une mère, un fils- qui ne sont jamais nommés, et qui se confrontent au cœur de la montagne jurassienne. Dans ce huis-clos à ciel ouvert l'auteur nous interroge sur la filiation, la transmission de la violence et la domination des hommes entre eux et de la nature sur les hommes.
    Apre et troublant, » Le fils de l’homme » est un récit d'une éblouissante noirceur qui suscite des images fortes qui hantent longtemps.


  • par (Libraire)
    23 août 2021

    Orgueil et fureur

    Il faut se laisser porter par la prose de l'auteur, imposante et précise, précieuse dans sa justesse, dans le détail. Les paysages vous parviennent déjà au travers des premiers mots, loin derrière la ville quittée, la nature est à la portée de votre main, le chemin amorcé sera long et abrupt, vous le percevez déjà. La tension est palpable, imminente. A l'instar des animaux sauvages, les sens sont en alerte. La végétation est intense, potentiellement protectrice pour l'enfant qui découvre un univers tout nouveau aussi étranger qu'oppressant. Tragédie ample et singulière dans laquelle se déploient la colère assourdie devenue fureur du père dévoré par une rage et un orgueil démesurés, son extrême vanité dans une obscure tentative de reconstruction. C'est l'histoire de l'apprentissage de la violence entre un père et son fils. C'est sombrement somptueux, puissant. C'est le roman d'une destruction réfléchie, mesurée et orchestrée.


  • par (Libraire)
    21 août 2021

    Entre amour et folie

    Un homme rentre après quelques années d’absence. Pour quelle raison ? Quelle est son histoire ? Quels sont ses secrets ?
    Entre tension et non-dits, les trois personnages de ce roman sont emplis des peurs de leur passé. Ici, la nature puissante prend toute son importance et porte les protagonistes jusqu’à leurs propres limites.
    Un roman sur la transmission du père au fils et de l’inévitable violence qui se perpétue, une plume qui vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière ligne.

    Isabelle


  • par (Libraire)
    19 août 2021

    Il est de retour. L'homme, "le père" erratique et taiseux. Il revient chercher "la mère" et "le fils" après une longue absence.
    Ce nouveau départ doit se faire aux Roches, dans cette maison inhospitalière, perdue au milieu de la présence enveloppante de la montagne. Là où tout a commencé.
    Dans un environnement minéral, à l'odeur de musc et de sous-bois, Del Amo ausculte le carcan familial, la filiation et son rapport endémique à la violence.
    Une histoire universelle portée par un grand styliste.


  • par (Libraire)
    14 août 2021

    Coup de coeur de Laëtitia

    Après l'excellent "Règne animal", Jean-Baptiste Del Amo poursuit sur le thème de la transmission père-fils de la violence, dans ce huis-clos au coeur d'une montagne sauvage. On y retrouve avec plaisir la plume dense, précise et organique de l'auteur, qui sait comme personne décrire tous les détails de la nature, les lieux, les personnes dans leurs gestes, leurs regards, leurs sensations... Tous les sens en éveil, on suit la mécanique implacable qui se met en place au fil des pages, dans ce trio constitué du Père de la Mère et du Fils, jusqu'au dénouement. Terrible et captivant !
    Librairie La Promesse de l'Aube