Rien pour elle

Laura Mancini

Agullo

  • 22 avril 2022

    Italie

    Tullia nait à Rome à la fin de la guerre de 39-45. C’est elle qui nous raconte sa vie, année par année, dans cette ville.
    Chaque chapitre correspond à une année et à un quartier ou une rue de la Ville Eternelle. Mais l’année n’est jamais racontée en entier, seulement un fait marquant. A nous lecteur de raccrocher les morceaux de ce qu’il s’est passé entre-temps et qui ne nous a pas été dit.
    Tout comme Rosa, la mère de Tullia, ne dit jamais beaucoup de mots à ses enfants. Des reproches, surtout.
    J’ai aimé suivre Tullia, obligée de parcourir la ville à pieds dès l’âge de 6 ans pour vendre des brosses et des laques après son renvoi de l’école. Comme ses frères, elle est obligée de travailler si la famille veut manger.
    J’ai aimé découvrir cette vraie ville qui se reconstruit, pas encore touristique, avec de vrais romains qui se battent pour ne pas mourir de faim au sortir de la guerre.
    J’ai aimé ce roman très elliptique, composé uniquement de mise en lumière d’une vie bien sombre de travail et de débrouille.
    Je n’ai pas aimé que Rosa revienne sans cesse dans les pensées de Tullia, comme si la fille ne pouvait se défaire des principes de sa mère. J’ai été heureuse de lire que petit à petit, elle s’en détachait.
    Une lecture douce-amère sur une ville et ses habitants qui ont su renaître du chaos et de la destruction.
    L’image que je retiendrai :
    Celle de la grosse boîte que porte Tullia à travers les rues de Rome, et qui contient tout ce qu’elle doit vendre dans la journée.


  • 20 avril 2022

    Une voix et un ton d'une détermination incroyable, qui fait un bien fou !
    On suit Tullia à partir de ses six ans, en 1943, dans la cave d'un immeuble romain bombardé. Malgré la dureté de son histoire, elle ne tombe jamais dans le misérabilisme sirupeux mais au contraire avance, avance , têtue et revancharde...
    Une autrice à suivre !