Vivance

David Lopez

Seuil

  • Conseillé par (Libraire)
    23 novembre 2022

    Vivance est une errance vivante, une parenthèse à bicyclette sur les routes de France, une galerie de portraits, un regard perçant, un humour vachard, une aventure littéraire hors des sentiers battus. Vivance est un sacré roman.

    Et pourtant, honnêtement, malgré le succès du premier roman de l’étonnant David Lopez, le piteux lecteur que je suis était resté sur le bas-côté de la route, un coup de pompe, une fringale. Et pourtant, Vivance m’a emporté, juché sur le porte-bagages brinquebalant de son deux-roues joliment nommé Séville. Le rythme, le phrasé, le raccourci de la pensée, l’inventivité de la langue, du vocabulaire donnent à Vivance la beauté d’un paysage littéraire et géographique qui ne s’appréhende pas seulement à pied ou en selle. Ce livre se mérite. Il faut prendre le temps d’y plonger la tête la première en acceptant tout, comme ce cycliste à la poursuite d’une hirondelle. Drôle de type notre héros ! Quoique héros ne soit pas de mise ! Drôle d’escogriffe, petit pinceau à la main, désireux de repeindre sa maison, juché sur un escabeau branlant. Et ce début de roman, ce Noël dont on ressent aussitôt le côté malsain, quelle entrée en matière : « Ah mince, j’ai tué » ! Errance vivante. Se laisser conduire le nez au vent, avancer, soi-disant à la recherche de Cassius, le chat envolé, sur les petites routes de la France rurale, traverser des villages, s’arrêter aux terrasses toujours le nez au vent et faire la nique au temps. Dormir sous la tente. S’éveiller au matin. S’éveiller simplement et totalement. Être naseaux ouverts, oreilles à l’affût, yeux perçants. Ne pas aller à la rencontre mais laisser venir à soi et partager soit une minute soit plusieurs jours d’autres vies. Ce livre est tendre. Ce livre est cruel. Une tendresse folle d’un rien ou d’un amour naissant émouvant, d’un verre de vin et d’une douche enfin, d’un regard et d’une poussée dans le dos lors d’une montée rude. Ce livre est cruel comme sait l’être la vie. Ce livre est beau.


  • Conseillé par (Libraire)
    12 octobre 2022

    Alors qu'une partie de la ville s'immobilise à cause d'une inondation, le narrateur part en vélo chercher son chat disparu. Emporté dans son élan, il pédale plus que prévu et le voilà voyageant en France. L'on reconnaîtra Le Ventoux, le Col de La Bonnette et le Lac de Serre-Ponçon.
    Parmi ses rencontres, Noël, pourtant suicidaire, va lui réapprendre à vivre.
    L'éloge de la lenteur.

    Manon, libraire Charlemagne La Valette


  • Conseillé par (Libraire)
    20 septembre 2022

    Conseillé par Marie-Blanche

    Un livre où il ne se passe rien et où tout se passe. Le héros s'y ennuie au point de repeindre sa maison avec un petit pinceau, ce qui lui prendra la nuit des temps. Il est seul et vit une relation fusionnelle avec Cassius son chat cancéreux, lequel, au gré d'inondations, est porté disparu. Son maître va se lancer à sa recherche en chevauchant Séville, son vélo. Là je sens que je vous perds ... funeste erreur car c'est à sa propre recherche que se lance le héros et à la nôtre aussi. Cultivant avec brio la lenteur, sachant ô combien trouver dans l'ordinaire le romanesque, Lopez nous embarque dans une pérégrination, dans l'humain, dans des rencontres qui contiennent quelque chose de la vie, des situations poétiques, des instantanés fulgurants.Le livre nous interroge sur le bonheur. « On ne peut être totalement désespéré si l'on conçoit une autre vie possible, là quelque part derrière la peur » .Il nous questionne sur la rébellion et la démission. Une quête de la part de « vivance » de chacun, absolument magnifique.Après le si beau Fief ( prix du livre Inter 2018 ), j'attendais tellement un autre livre et celui-ci est puissantissime.♥️Marie-Blanche


  • Conseillé par (Libraire)
    5 septembre 2022

    Prenez place sur le porte-bagage et embarquez pour un voyage à vélo au plus près de la nature, des rencontres, des cafés … Une errance comme une quête de vie et de liberté en improvisation totale !


  • Conseillé par (Libraire)
    3 septembre 2022

    C'est l'histoire d'un mec...

    C'est l'histoire d'un mec qui cherche son chat... Et sa quête l'emmènera bien plus loin que prévu. Avec une langue si moderne et agréable, on suit le narrateur auquel on s'attache et on plonge dans son univers, teinté de nature, de vélo, de rencontres et surtout de vie. Superbe !


  • Conseillé par (Libraire)
    2 septembre 2022

    Il parcourt les petites route de de France à vélo. Il cherche son chat et aussi peut-être un nouveau sens à sa vie. Il fuit sûrement les souvenirs de sa rupture avec Renata.
    Tout en douceur, en mélancolie, en ironie (?), David Lopez nous attache sur son porte bagage, vivre avec lui des rencontres inattendues, de grands petits moments.
    On ressort de cette lecture rafraîchi, ragaillardi, un petit peu plus libre !


  • Conseillé par
    19 août 2022

    Errance à vélo

    Un professeur de philo à l’université, sonné par le départ de sa compagne Renata et cherchant en vain son chat Cassius, prend la route sur son nouveau compagnon : son vélo « Séville » !
    Quittant son étrange cohabitation avec Noël, alcoolique insupportable, il part sillonner la montagne. Son vagabondage le rend disponible aux choses, aux rencontres, rompant la monotonie de certains…
    Ascension initiatique ? racontée pas à pas, roue à roue ; où l’on apprend à manier l’arbalète, à différencier l’orge du blé et la signification d’un « paillon » …
    La qualité de l’écriture mettant à l’honneur la découverte approfondie du pays justifie-t-elle une errance si longue dont la densité perd un peu le lecteur sur la fin.

    « Mon corps fume, exhale cette nappe qui se colle au miroir, ajoutant encore un peu d’opacité »
    « Chaque jour, je me sentais plus fort. Rouler longtemps est bien plus rentable que rouler vite »


  • Conseillé par
    16 août 2022

    À petit bruit, simplement énorme.

    Cent fois mourir. Puis continuer malgré tout. Un récit dense, lesté, comme une étoile noire à la prodigieuse force d’attraction. On y trouvera pas mal de gens désespérés, une inondation, un vélo qui s’appelle Séville et permet de gravir des montagnes, des chats, beaucoup de cafés-clopes. Mais l’important n’est pas tant l’histoire, que ce que ça raconte vraiment : entre la tendance à la fascination pour le vide dans lequel on se lance pourtant éperdument et ce qui se produit à notre corps défendant quand le temps s’enfuit et que reste le désoeuvrement. À petit bruit, simplement énorme.


  • Conseillé par
    15 août 2022

    Vertiges de la sphalte

    Cent fois mourir. Puis continuer malgré tout. Un récit dense, lesté, comme une étoile noire à la prodigieuse force d’attraction. On y trouvera pas mal de gens désespérés, une inondation, un vélo qui s’appelle Séville et permet de gravir des montagnes, des chats, beaucoup de cafés-clopes. Mais l’important n’est pas tant l’histoire, que ce que ça raconte vraiment : entre la tendance à la fascination pour le vide dans lequel on se lance pourtant éperdument et ce qui se produit à notre corps défendant quand le temps s’enfuit et que reste le désœuvrement. À petit bruit, simplement énorme.


  • Conseillé par
    12 août 2022

    Vertiges de la sphalte

    Cent fois mourir. Puis continuer malgré tout. Un récit dense, lesté, comme une étoile noire à la prodigieuse force d'attraction. On y trouvera pas mal de gens désespérés, une inondation, un vélo qui s'appelle Séville et permet de gravir des montagnes, des chats, beaucoup de cafés-clopes. Mais l'important n'est pas tant l'histoire, que ce que ça raconte vraiment : entre la tendance à la fascination pour le vide dans lequel on se lance pourtant éperdument et ce qui se produit à notre corps défendant quand le temps s'enfuit et que reste le désœuvrement. À petit bruit, simplement énorme.