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Petit Garcon - Histoires
EAN13 : 9782352894407
ISBN :978-2-35289-440-7
Éditeur :MeMo
Date Parution :
Collection :POLYNIE
Nombre de pages :72
Dimensions : 19 x 14 x 0 cm
Poids : 134 g

Petit garcon - histoires

Cette nuit, le petit garçon s’est métamorphosé en mouche. Depuis, la tête à l’envers, le monde sans dessus dessous, il marche au plafond.
Aujourd’hui, ou peut-être plus tard, il a mangé beaucoup de purée, des assiettes et des assiettes, il est devenu rond comme une balle qui n’arrêtait pas de rouler. Il ne voulait plus être ce petit garçon, plus petit que le chien et le chat, il voulait que sa tête touche la lune.
Surtout que sur la lune, il y est déjà allé pour chercher sa dent perdue, sans fusée ni rien, juste en fermant les yeux. C’est mieux encore que discuter avec un poussin aux très petits yeux, qui a peur de tomber malade..
Là, le petit garçon s’avance dans La Forêt la plus terrible du monde. Il y a des bruits inquiétants et des odeurs de poisson grillé. Et surtout, une nouvelle histoire à grandir debout.

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Commentaires des libraires

Coup de coeur d'une chouette lectrice !

5 étoiles

Par .

« Je suis un bout de nuit resté ici par distraction. Je me suis endormi. Je n'ai pas entendu les autres partir avant le lever du jour. Et quand il a fait clair, je ne pouvais plus partir. J'étais cloué ici en espérant que la lumière du jour n'entre pas dans la salle de bains. À la lumière, je disparais. Heureusement, il n'y a pas de fenêtre. Mais si quelqu'un me ramasse et me jette dehors, je suis fichu. »
Le texte joue avec beaucoup d’humour et de poésie des sédimentations culturelles plurielles.
Petit Garçon vit dans son monde imaginaire, en compagnie de Zork le crocodile, Bouh l'hippopotame, Triny le chien, Touit le perroquet et Pelote le mouton. Le lecteur assiste à ses vagabondages.
Qui n’a pas joué enfant à observer la pièce la tête à l’envers? Il suffit de faire le petit pont ou de s'imaginer être une mouche.
Les scènes sont prises dans un continuum de l’enfance. L’auteur inscrit une aire potentielle permettant au Petit Garçon de jouer, non seulement avec les règles de la réalité et ses tristes conventions, mais selon un jeu libre et créatif, celui de l’imaginaire. Il ajuste les motions du monde interne de l’enfance aux exigences des conventions sociales.
Petit Garçon est multiple. Le monde lui doit une infaillible protection mais c'est un contrat impossible à remplir. Il combat des dangers absents et tout s'emballe dans la tête de Petit Garçon. Une force le pousse vers la périphérie de la cour d'école, de sa chambre d'enfant, à la lisière de la forêt. Il semble présent au monde comme on observe de loin les nuées d'oiseaux, en soulignant la force de la solitude, mu par la nécessité de rêver. Il déchiffre la réalité à travers les ambiguïtés des fables et le monde mystérieux des adultes.
La littérature jeunesse, de cette qualité, mobilise ce qui dans le langage poétique fait lien avec la résonance intime. On se souvient de nos dessins maladroits, des histoires inventées et nos velléités de grandir. Petit Garçon nous rappelle la valeur éphémère du rêve où l’âge enfantin a sa propre gloire. Il nous incite à regarder le monde en passant outre la réalité qui nous coupe de lui.
Le trait choisi par Catherine Chardonnay, tantôt doux, tantôt brut, mime parfaitement l’univers ludique de ce Petit Garçon fantasque. L’image dit au-delà du texte auquel elle est subordonnée.
J’ai la chance au quotidien de pouvoir lire aux enfants et cette histoire à grandir debout émerveille beaucoup.
Petit Garçon de Francesco Pittau, illustrations de Catherine Chardonnay, MeMo Polynies, éditrice Chloé Mary