Malgré tout
EAN13 : 9782505081500
ISBN :978-2-505-08150-0
Éditeur :Dargaud
Date Parution :
Nombre de pages :160
Dimensions : 30 x 23 x 2 cm
Poids : 940 g

Malgré tout

De

22.50€
C'est l'histoire d'un amour à rebours. Une passion platonique mais éternelle entre deux êtres. D'un côté, il y a Ana. Sexagénaire charismatique, ancienne maire tout juste retraitée, mariée et maman. Une battante au grand coeur qui impose le respect. De l'autre, il y a Zeno. Célibataire endurci, libraire proche de la retraite et doctorant en physique qui aura mis quarante ans pour terminer sa thèse. Un esprit libre et voyageur, aussi séduisant que mystérieux.

Au fil des années, ils ont tissé ensemble un amour impossible et intarissable. Tout en égrainant les excuses qui ont empêché qu'elle ne prenne forme, on remonte le temps de cette romance et de ses méandres... jusqu'à sa source.

Avec Malgré tout, Jordi Lafebre (Les Beaux Étés, La Mondaine, Lydie) nous offre, avec toute la poésie et la tendresse qui le caractérisent, son premier album en tant qu'auteur complet. Un puzzle amoureux complexe, qu'il recompose savamment au travers de scènes distinctes... et pourtant indissociables les unes des autres.

2 Commentaires 5 étoiles

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Commentaires des libraires

Un album qui réchauffe le cœur et vous laisse un sourire niais gravé sur le visage.

5 étoiles

Par .

Après 37 ans, Ana et Zeno se retrouvent enfin et décident de passer les dernières années de leur vie , ensemble. L'un comme l'autre ont vécu une vie pleine et heureuse. Elle comme maire d'une ville et femme aimante, lui a parcouru le monde pour peaufiner sa thèse scientifique. Découvrez la vie de ces deux personnages excentriques, drôles et débordants d'énergie dans cette histoire d'amour racontée à rebours, de leurs retrouvailles à leur première rencontre. Un album qui réchauffe le cœur et vous laisse un sourire niais gravé sur le visage. En ces temps difficiles, ça fait un bien fou, c'est même indispensable...

Tendre et nostalgique

4 étoiles

Par . (Librairie La Grande Ourse)

Deux premières cases: deux portraits souriants. Un homme et une femme.
Tous deux ont atteint l’âge de la sérénité comme on dit pudiquement.
L’homme au large sourire s’abrite sous un parapluie. Barbu, il respire la gentillesse et donne envie de le rencontrer.
La femme, juste en dessous, avec deux boucles d’oreilles, est plus dans la retenue. Heureuse d’être présente, elle goûte l’instant.

Deux dernières cases, deux portraits souriants. Un homme et une femme.
Tous deux sont jeunes et beaux, en pleine découverte de la vie comme on dit habituellement.
L’homme aux yeux magnifiquement bleu est émerveillé. Cravate dénouée, il désire sous son parapluie.
La jeune femme, juste en dessous, a déjà deux boucles d’oreille. Elle est étonnée, surprise, attendant un possible bonheur.

La fin est au début et réciproquement. Ainsi est construite cette BD qui débute par le chapitre 20 et s’achève par le chapitre 1.
On remonte donc l’existence de ces deux êtres lunaires, terriblement attachants qui se sont connus plus de quarante années plus tôt. Ana et Zeno tels le début et la fin de l’alphabet. Ana est une heureuse grand mère au passé actif, ancienne maire, qui s’est plus préoccupée des destinées de la ville que de la vie de son mari. C’est une battante qui sait être intransigeante. Zeno, brillant mathématicien, libraire à la retraite, docteur en physique a bourlingué sur les mers. C’est un doux rêveur qui préfère les aurores boréales aux projets urbains. Elle « veut fonder une famille, vivre une vie bien ordonnée et vieillir sans trop de soucis ». Lui ne s’imagine pas « prendre le petit déjeuner dans la même cuisine pendant 4O ans ». Ils vont se suivre à distance pendant toutes ces années, toujours marqués par leur rencontre dont on ne connaitra les circonstances qu’à la fin comme dans un bon polar. Le début de la BD, ou la fin de l’histoire, semble montrer que quatre décennies plus tard il est peut être possible de démarrer la fin d’une vie, ou le début d’une nouvelle, par un rendez-vous amoureux identique à celui de deux adolescents.

On identifie tout de suite le trait de Jordi Lafebre, ce dessin fait de rondeurs, de légèreté où les personnages semblent heureux de vivre leurs vies et où les regards s’émerveillent des beautés de l’existence et des moments privilégiés qu’elle offre parfois, souvent même, si l’on est attentif. En un mot, on appelle cela la tendresse. Et cette BD en est pleine. Et cela fait sacrément du bien.

Eric