Librairie coiffard

Souvenirs de mon père

Belfond

17,00
par (Libraire)
23 juin 2022

Conseillé par Célia

Quelle impression, le souvenir de ce chat qu'on abandonne a-t-elle laissé au jeune Murakami ?

Un après-midi d'été, alors qu'il était encore jeune, le père du petit Haruki l'emmène à vélo sur une plage située à quelques kilomètres de là. Ils emportent avec eux une boîte dans laquelle est enfermée une chatte. Arrivés sur la plage, le père décide d'y abandonner l'animal.

Des années plus tard, bien que l'auteur ne parvienne pas à se rappeler la raison de cet abandon, il garde en mémoire le visage de son père qui exprima alors successivement « la stupéfaction, l'admiration et le soulagement », lorsqu'à leur retour de la plage, ils découvrirent la chatte qui les attendait à la maison.

Ce moment qui a marqué le jeune Haruki Murakami n'est que l'un des nombreux souvenirs qu'il nous livre dans ce court texte. Agrémenté des sublimes illustrations d'Emiliano Ponzi, il esquisse les contours de leur relation et évoque avec pudeur cette figure paternelle secrète et parfois mystérieuse, marquée par une éducation stricte, la guerre sino-japonaise et la Seconde Guerre mondiale.

Fragments de grossesse

Le Rouergue

21,50
par (Libraire)
23 juin 2022

Conseillé par Célia

In carna, dans sa chair, incarner.

Dans ces fragments de grossesses, Caroline Hinault se confie sur son parcours de mère.

Il y a l'avant, avec cette envie viscérale d'être mère, qui s'accompagne d'interrogations liées à sa réflexion féministe. Puis viennent la grossesse, les grossesses, avec leurs peurs, les modifications du corps, les ressentis exacerbés et les pertes. Enfin, l'après, avec ce corps à se réapproprier et ce petit être à reconnaître, hors de soi.

L'autrice tend à raconter cet état de maternité, longtemps cherché en vain dans la littérature. Avec intelligence et grâce à une écriture sublime, Caroline Hinault nous invite "in carna".

par (Libraire)
23 juin 2022

Conseillé par Célia

Qu'"elle" fait bon vivre en Égalie !

Edité initialement en 1977, best-seller dans de nombreux pays depuis, ce roman de Gerd Brantenberg est enfin publié en France grâce aux éditions Zulma.

Un terme pour décrire cet ouvrage : une expérience de lecture.

Dans ce roman décapant, l'autrice nous propose de découvrir Égalie, une société matriarcale qui renverse tous les codes, y compris ceux de la langue. Les femmes, puisqu'elles sont capables de procréer, ont tous les postes à responsabilité, tous les métiers glorieux et intellectuels. Les hommes, quant à eux, ne sont bons qu'à s'occuper du foyer et des enfants.

Mais quelques "garsons" de la nouvelle génération, s'insurgeant des diktats que la "fumanité" font peser sur leur genre, comptent bien gagner leur indépendance.

Un texte que l'on lit avec le sourire. Et puis, une fois passé un temps d'adaptation, on se met à réfléchir à l'effet miroir que renvoie sur nous cette société.

par (Libraire)
8 juin 2022

Conseillé par Stéphanie

"Belle merveille" est un roman « flash » qui se déroule sur sept ans. Il commence le 12 janvier 2010, jour du séisme, de la grande secousse, du glouton, du gourmand goudougoudou, et s’achève en 2017. Bernard est un survivant « hors temps, hors sol » écrit James Noël. Le lecteur se trouve dans la tête de Bernard qui raconte ce grand malheur, qui raconte sa ville effondrée et le concert des Nations qui sont comme des vautours. Bernard raconte aussi Amore, fougueuse napolitaine qui le sauve corps et âme. « Pap, pap, pap, papillon » revient comme une ritournelle ; « pap », l’abréviation de Port-au-Prince et comme Papa Loko, l’esprit vaudou. Un roman déroutant et envoûtant.

19,00
par (Libraire)
8 juin 2022

Conseillé par Stéphanie et Rémy

« Ceci n’est pas un livre. C’est un cerf-volant qui trace la voix de Bertha. Testament d’une mère à son fils » écrit Rodney Saint-Éloi. Bertha est morte brutalement. Elle a mal chuté dans les escaliers de son église. Elle est tombée, elle s’est relevée et puis elle est définitivement tombée. Pour l'Eternité. Bertha était la mère de Rodney Saint-Éloi, elle avait soixante-douze ans, quatre enfants de quatre pères différents et mille vies. Comme son fils, elle avait quitté le « Pays-Pourri » (Haïti) et vivait en Amérique du Nord. Dans un dialogue avec elle, le poète évoque la fille, la femme, la mère. Dans un temps suspendu il raconte l’exil, la pauvreté et le racisme avec une lumière, une pudeur, une musique qui dit toute la dignité de Bertha et l’amour que son fils lui portait, qui dit beaucoup aussi de l'enfance et de cette île insaisissable que Bertha a longtemps refusé de quitter.