Lucile S.

19,50
Conseillé par
16 août 2022

À petit bruit, simplement énorme.

Cent fois mourir. Puis continuer malgré tout. Un récit dense, lesté, comme une étoile noire à la prodigieuse force d’attraction. On y trouvera pas mal de gens désespérés, une inondation, un vélo qui s’appelle Séville et permet de gravir des montagnes, des chats, beaucoup de cafés-clopes. Mais l’important n’est pas tant l’histoire, que ce que ça raconte vraiment : entre la tendance à la fascination pour le vide dans lequel on se lance pourtant éperdument et ce qui se produit à notre corps défendant quand le temps s’enfuit et que reste le désoeuvrement. À petit bruit, simplement énorme.

Conseillé par
16 août 2022

Que nous est-il permis d’espérer ?

30 ans, première carte d’identité et l’occasion incontournable de questionner le choix de ses autres prénoms : pourquoi Jeanne, Jérôme, Ysé ? Face à une mère évasive, une jeune femme étrangement obsessionnelle enchaîne enquêtes loufoques et aventures bigarrées. Derrière la quête identitaire, afin de surmonter un drame personnel qui s’est produit un jour blanc de neige recouvrant Paris, elle se lance dans une stimulante recherche du sens à donner à sa vie, celui qu’on doit nous-mêmes façonner. Que nous est-il permis d’espérer ?

Victor Jestin

Flammarion

19,00
Conseillé par
16 août 2022

Des pages d’une grande justesse ...

Parmi l’éventail des conduites addictives, peu a été écrit sur la fréquentation irrépressible des boîtes de nuit... Injustice réparée dans ce livre sensible sur un homme qui traînera, à tous les âges, un abyssal manque de confiance en lui le jour, se métamorphosant en roi du dancefloor la nuit. Des pages d’une grande justesse sur la gêne par rapport à son corps et le sentiment de malaise dans les interactions sociales, autant que sur l’ambiance si particulière et jubilatoire de ces lieux de fête, de drague et d’excès.

Conseillé par
16 août 2022

Gérard agit tel un ogre qui impose sa loi à toute sa famille. Ce père est un menteur compulsif, ambivalent, qui écrase son entourage de sa force pour chasser l’effroi de sa propre faiblesse, corseté par son irrépressible besoin de liberté. À sa fille, il laisse ce paradoxe en héritage : un père qu’on ne peut s’empêcher d’aimer follement, mais que l’on décide de fuir définitivement pour sauver sa vie. À travers cette auscultation des mécanismes de la maltraitance, l’histoire est racontée à bonne distance, incarnée et sans pathos, et questionne la transmission de la violence, de l’absence et, in fine, de la joie.

17,50
Conseillé par
16 août 2022

Un diamant noir qui vise les tripes et vise juste.

Un barbecue bricolé en bas d’un immeuble d’une cité francilienne. Tranquille. Un énième contrôle de police. Blasés. Les esprits s’échauffent, la scène tourne à l’affrontement. Le délire. Les renforts poursuivent deux jeunes au guidon d’une moto-cross, puis ouvrent le feu. Arrachement définitif à la vie d’avant. Dans un phrasé sans cadre, au plus près de l’oralité, avec un sens de l’urgence magistral, Diaty Diallo dit le débordement de souffrances et le soulèvement collectif qui se prépare, pied-de-nez bouleversant de dignité à la relégation urbaine et sociale. Un diamant noir qui vise les tripes et vise juste.